CRACPA
(Clermont Réflexion Action Parents)
Parce
que toutes les drogues (l’alcool, le tabac et même le cannabis) sont une
calamité, notamment pour les jeunes et leurs parents, et bien qu’il existe déjà
des actions de prévention en milieu scolaire, l’association CRACPA
s’est engagée dans le combat d’une manière originale. Après
Clermont-Ferrand, elle soutient maintenant l’action d’éducateurs et des
parents dont les enfants sont scolarisés à Riom.
Après
un premier défrichage en janvier dernier, c’est le 8 mars 2006 que les choses
sérieuses ont commencé, sous la houlette du président Michel Robert appuyé
du vice-président Patrick Zariquiégui.
La
démarche clermontoise permettra à l’équipe-projet qui s’est constituée
ce soir-là de gagner du temps. Un questionnaire existe, élaboré par
l’association et validé par des spécialistes du sujet. Il a déjà été expérimenté
à Clermont-Fd sur un ensemble de cinq établissements. L’objectif, dans un
premier temps, étant d’une part de sensibiliser parents et élèves aux réalités
de la drogue, d’autre part de faire une analyse aussi bien « quantitative »
que « qualitative ». Cet état des lieux a déjà permis à l’équipe
clermontoise de constater une certaine naïveté de la part de bon nombre de
parents, candeur que l’on peut traduire par cette formule lapidaire : mon
enfant ? certainement pas !
Et pourtant ! L’enquête révèle d’ores et déjà que les jeunes se laissent tenter par la drogue de plus en plus tôt. En effet, par de pernicieuses manœuvres certains sont littéralement « pris en charge » dès le CM2. Pour une banale cigarette, une vraie celle-ci, sachant que le pas vers la drogue nécessite cette première accroche. Si le pas n’est pas franchi en sixième, c’est parce que l’enfant se retrouve baigné dans un milieu dont il a peur, et tout à découvrir. Mais le danger existe déjà, latent, car le nouveau venu ne bénéficie plus de la protection familiale qui l’encadrait jusqu’à la porte de l’école. En cinquième, lorsqu’il a bien pris ses repères dans l’établissement, qu’il se sent intégré, il devient une proie facile car tout à fait réceptif.
C’est
sur cette perméabilité qui disparaîtra bientôt que CRACPA veut appuyer sa
technique de sensibilisation. Car, bien sûr, il n’est pas question de brandir
le drapeau noir à tête de mort, encore moins de réprimer.
A
Riom, six établissements scolaires (dont une école primaire) se sont montrés
intéressés par la démarche CRACPA qui veut protéger les enfants mais aussi
soutenir les parents. L’équipe-projet s’est constituée autour de M. Jean
Paul Dutrieux qui en assurera l’animation. Avec l’accord des différents
chefs d’établissements, des questionnaires seront diffusés dans les classes
pilotes, d’autres adressés aux parents. Les réponses seront dépouillées
par un organisme indépendant, d’une manière strictement anonyme ;
seules les statistiques globales seront divulguées. L’équipe-projet
analysera ces résultats pour définir un plan d’action en prise avec la réalité
locale. Communication en sera faite alors aux parents et aux élèves.
MP
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