Le signe de l’eau dans la Bible

 

Dès la première page de la Bible, le récit symbolique de la création du ciel et de la terre note que « le souffle de Dieu planait sur les eaux », puis Dieu sépare les eaux pour constituer les mers. Et tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament (c’est-à-dire avant et après la venue de Jésus), l’eau tient sans cesse une grande place dans l’histoire du peuple de Dieu, avec un rôle bénéfique ou redoutable ou comme un symbole important.

C’est le déluge, punition de Dieu pour un peuple devenu infidèle, seule la famille de Noé, le juste, échappant à la catastrophe.

C’est, au contraire, le prodige de la mer Rouge laissant passer le peuple hébreu fuyant l’esclavage des Egyptiens (événement qui sera plus tard pour les chrétiens l’image symbolique du baptême, c’est-à-dire de l’eau qui délivre de la dépendance du péché).

Ce sont souvent les prophètes qui se servent de l’image de l’eau : par exemple Isaïe comparant la parole de Dieu à la pluie qui descend des cieux et qui y remonte après avoir fécondé la terre.

Dans l’Evangile, la référence  à l’eau est encore constante. Elle commence avec Jean-Baptiste, celui qui accomplit un geste de purification en invitant ses auditeurs à se plonger dans les eaux du Jourdain en signe de conversion.

C’est Jésus traversant souvent le lac de Tibériade, où, avec ses apôtres, il affronte des vagues dangereuses et où il accomplit devant eux une pêche miraculeuse.

C’est Jésus, rencontrant au bord d’un puits en Samarie, une femme à qui il propose une « eau vive » infiniment plus précieuse que celle qu’elle était venue y puiser.

C’est Jésus présent à un repas de noces au cours duquel il change de l’eau en un vin de fête, évoquant déjà le jour où, au cours d’un dernier repas avec ses  apôtres avant de mourir, il fera avec le vin du repas pascal, changé en son sang, le signe de son propre sacrifice.

C’est Jésus encore qui, au cours de ce dernier repas, a tenu, en signe d’humilité, à laver lui-même les pieds de ses disciples.

C’est Jésus enfin adressant cette dernière consigne aux apôtres avant de les quitter : « Allez, enseignez toutes les nations ; baptisez-les au nom de Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

Philippe Audollent

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