Comme le Père Denaës l’annonçait dans le précédent numéro d’Ensemble, le Père Philippe Desvernois s’est installé à Mozac. Il a bien voulu répondre à nos question.

Guy Darmet : Père Desvernois, notre paroisse est heureuse de vous accueillir.  Vous êtes depuis  quelques semaines installé au presbytère  de Mozac et vous participez à la vie de Notre Dame des Sources. Nous aimerions mieux vous connaître. Quel a été votre parcours?

Père Philippe Desvernois : J’appartiens au diocèse de Pontoise, en Ile de France et je viens de fêter mes 40 ans de sacerdoce. J’ai été ordonné prêtre le 25 juin 1966. Vicaire à Sarcelles dans le Val d’Oise, c’est là que j’ai été sollicité  pour accompagner des handicapés physiques et des malades chroniques et que j’ai été mis en rapport avec « la Fraternité Chrétienne des Personnes Malades  et Handicapées », qui est un mouvement d’action catholique des malades animé par les malades. J’ai été curé de Vétheuil pendant 10 ans. Rapidement deux équipes ont vu le jour et des parents d’enfants handicapés mentaux m’ont alors demandé d’accompagner leurs enfants. L’évêque a voulu étendre cette pastorale à tout le diocèse et j’en ai été officiellement chargé. Une équipe diocésaine s’est constituée. Un peu plus tard, j’ai été élu aumônier national de la « Fraternité des Personnes Malades et Handicapées ». Ce qui m’a permis des échanges riches de par les rencontres au plan national et international. J’ai été très marqué par cette expérience.  De retour en paroisse, des problèmes de santé importants m’ont obligé à changer de ministère. J’ai été cinq ans à Pontoise dans l’équipe des prêtres du groupement paroissial de cette ville, en charge plus spécialement des trois paroisses rurales, tout en étant aumônier d’une maison de  retraite importante. J’ai également été, pendant cinq ans, délégué de l’évêque du diocèse de Pontoise pour le diaconat permanent.

G.D. Mais vous avez voulu être prêtre. Pourquoi ?

P.P.D. Dès 7, 8 ans, j’ai senti un premier appel en moi à la messe du dimanche. J’appartiens à une famille chrétienne. Mon père a passé cinq années de captivité en Allemagne et j’ai donc partiellement été élevé sans lui. C’est un homme qui avait approfondi sa foi. J’ai un frère, marié, père de famille, ordonné diacre dans le diocèse de Toulouse.  A 12 ans j’ai repensé à cette éventualité de devenir prêtre ; à 17 ans, j’appartenais à un groupe  de jeunes qui lisaient à la messe régulièrement et à ce moment-là, l’appel du Seigneur a été décisif pour moi. J’ai fait mon service militaire en Allemagne, dans les tirailleurs marocains, avant d’être envoyé en Algérie. C’est à mon retour que j’ai intégré le séminaire de Versailles.

G.D. Qu’est ce qui vous a amené en Auvergne ?

P.P.D. Vous l’avez compris, j’ai eu dans ma vie de gros problèmes de santé. J’a été amené à venir me soigner à Châtel, il y a 7 ans et à y revenir tous les ans. J’ai ressenti un réel mieux-être qui m’a poussé à venir dans cette région que je connais bien et que j’apprécie, afin de bénéficier des eaux. Je suis obligé de constater –je reprends le terme- un mieux-être certain

en buvant régulièrement cette eau, même en me passant de médicaments. Alors pourquoi ne pas me rapprocher de cette fontaine qui me permettra de poursuivre le ministère que j‘ai choisi et auquel j’ai consacré ma vie pour être au service de Dieu et des hommes…

G.D. Pouvez-vous nous préciser la mission que vous avez reçue du Père Denaës, curé de notre paroisse ?

P.P.D. En plus du service dominical dans un des relais, il m’incombe d’accompagner, de promouvoir la pastorale des personnes malades et handicapées. Je suis également en charge de la catéchèse des adultes et de l’aumônerie de la maison de retraite Notre Dame à Mozac.

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