L’Andalhone
Qui passait dans la rue Salvador Allende l’après-midi du vendredi 28 septembre, ne pouvait manquer de voir une animation inhabituelle du côté du « foyer APF ». Des fauteuils roulants en nombre, certes, mais aussi des personnes jouissant de toutes leurs facultés motrices. Et puis de tous âges. Il y avait même quelques personnalités : Jean-Claude Zicola, Maire de Riom, Jean-Yves Gouttebel, Président du Conseil général. Et, plus localement, Gilbert Noël, Directeur du Centre, qui souhaitait la bienvenue et rappelait le fonctionnement du foyer, ses capacités d’accueil. Ce fut aussi pour lui l’occasion de remercier le personnel qui se dévoue dans les différentes tâches pour que chacun vive le plus confortablement dans un cadre agréable.
Vint le moment de dévoiler la plaque, au nom très
symbolique, à consonance occitane : l’Andalhone. En référence au flux
et reflux des eaux, qui veut rappeler que ce foyer n’est pas un îlot protégé
des tempêtes dans lequel les handicapés trouveraient un havre définitif. Mais
bien un centre de transit qui leur donne le temps de se bâtir des perspectives
d’avenir dans une réflexion toute personnelle, même si elle est aidée par
le personnel du foyer, toujours à l’écoute.
L’Andalhone : nom évocateur, ce sont les résidents eux-mêmes qui l’ont trouvé parmi beaucoup d’autres, preuve que le handicap qui immobilise les jambes n’empêche pas l’imagination de jouer à plein.
Après les discours de circonstance, une jeune femme
lisait un poème qui éclaire sur le nom du foyer. Il se termine par ces mots :
…
car c’est dans l’eau de
l’Amazone
que
vient s’apaiser l’Andalhone
Lorsqu’on sait que le plus
puissant des fleuves du monde est aussi le plus aisément navigable, on entend
au delà de la rime le besoin des handicapés de quitter un temps la houle des
espaces urbains pour des eaux plus calmes et sécurisantes.
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