Le denier de l’Eglise

 

Denier du culte, participation à la vie matérielle des prêtres et maintenant denier de l’Eglise : ces différentes appellations qui ont évolué au fil des années désignent la même nécessité : faire vivre l’Eglise.

 

Quelles sont les ressources de l’Eglise ?

Contrairement à une idée largement répandue, l’Eglise catholique ne bénéficie d’aucune aide ni subvention du Vatican. C’est par les dons au denier, chaque année, qu’est assurée sa prise en charge. Ainsi, prêtres et animateurs salariés du diocèse perçoivent de quoi vivre et accomplir leur mission au service de tous.

Quelles sont les charges de l’Eglise ?

A titre d’exemple, le budget de fonctionnement du diocèse en 2005 était d’environ 7,5 M €

 - 52 % de ce budget a été affecté aux charges liées aux personnes (salaires des prêtres, de religieuses rattachées au diocèse, et des animateurs laïcs ; formation des séminaristes). Le denier de l’Eglise a pour vocation de couvrir ces dépenses.

- 48 % du budget a été consacré aux frais généraux (charges immobilières courantes, subventions aux services et mouvements, impôts et taxes).

 

Le rôle du denier de l’Eglise est donc important, cependant les sommes collectées ne suffisent pas à faire face aux dépenses afférentes. Pour équilibrer ce budget, le diocèse doit utiliser d’autres ressources, dons, offrandes et quêtes.

 

Actuellement, et malgré une récente augmentation des donateurs, un pourcentage non négligeable de catholiques du Puy-de-Dôme ne donne pas au denier de l’Eglise. Il est urgent que chacun prenne conscience que, loin d’être une option, la participation au denier de l’Eglise constitue un devoir de justice et de solidarité.

 

J.Cl. Courtine

Chargé des ressources au Conseil Economique

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