La
résurrection
La fête de Pâques rappelle la résurrection du
Christ, fondement de la foi des chrétiens.
Lorsque l’on entre dans l’église Sainte-Anne de Châtel-Guyon, on ne peut détacher son regard de cet immense Christ ressuscité (dit « Pantocrator ») situé au-dessus de l’autel. Comme l’ensemble des fresques de l’édifice, il a été réalisé il y a 50 ans par Nicolas Greschny, artiste originaire de Russie, installé dans le département du Tarn où il a fondé un atelier d’iconographie. Quatre-vingts églises lui doivent leurs fresques.
Pour l’artiste, l’image du Christ ressuscité
dans la gloire est une des possibilités de saisir le mystère divin et
d’approcher Dieu. Cette puissance de Dieu va être mise en relief de plusieurs
façons dans la représentation du Christ ressuscité :
- le visage noble et rayonnant du Christ
veut indiquer que Dieu est lumière.
- l’auréole en or est symbole de gloire et
d’immortalité.
- la main droite qui bénit rappelle que le Christ
est à la fois vrai Dieu et vrai homme.
- le Christ est assis sur un trône, ce qui symbolise
sa majesté.
Dans l’église, le Christ ressuscité apparaît également
sur la représentation de l’Apocalypse (panneau central du bas-côté gauche).
Ce message d’espérance adressé aux Eglises persécutées est toujours
d’actualité pour indiquer que le mal et la mort seront vaincus.
Nicolas Greschny, dont la culture théologique était
étendue et la foi profonde, rappelle
à travers son oeuvre les paroles de Saint Paul:
« Si le Christ n’est pas ressuscité,
notre foi est vaine »
Claude Levadoux
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