Tribune. Oser s’engager !

 

La délation ou la prison

En avril 2007, Guillaume Dasquié relatait, dans Le Monde, que la Direction Générale de la Sécurité Extérieure avait alerté, dès janvier 2001, les services américains d'un possible détournement d'avion. Lequel eut lieu, on se rappelle, le 11 septembre de la même année.

Sommé de donner les noms de ses informateurs, ce journaliste indépendant connut alors une perquisition, la garde à vue et une menace d'incarcération.

Il s’est néanmoins déclaré renforcé dans ses convictions à l'issue de l'épreuve : une détermination nouvelle désormais me conduit, a-t-il écrit, le journalisme d'investigation spécialisé sur la raison d'Etat constitue à mes yeux un garde-fou indispensable pour notre démocratie

 

Eradiquer la corruption

Dans une Colombie saignée par des années de guérilla, la drogue et la corruption, Ingrid Betancourt décide de se battre pour offrir au peuple colombien une autre vision de l’avenir. Menacée de mort à plusieurs reprises, elle expatrie ses enfants. Sa candidature à l’élection présidentielle (2002) est l’occasion pour elle de se prononcer en faveur d’une solution négociée du conflit armé, et d’exposer ses projets d’une Colombie pacifiée. Peu après, elle est enlevée et rejoint, dans la jungle amazonienne, plusieurs milliers d’otages. Elle dira, dans une vidéo enregistrée en août 2003 : je veux saluer… les Français dont la voix s’est clairement faite entendre jusque dans la jungle, comme la promesse que le monde peut être meilleur.

 

Prendre fait et cause pour les pauvres

Frère Henri, dominicain vivant au Brésil, est le point de mire de trois tueurs engagés pour l’assassiner. Son crime, à lui ? défendre les droits des sans-terre, lutter contre l’esclavage, s’être engagé dans un combat quotidien contre les grands propriétaires et les multinationales dont le seul but est de faire des super-profits. A-t-il peur ? Il déclare avec une réelle philosophie : à 78 ans, on sait que la mort est dans l’ordre des choses. Et puis, je me sens en cohérence avec le Christ et j’ai le sentiment de travailler à la défense des valeurs contenues dans l’Evangile.

 

Exécuté !

Cela s’est passé il y a fort longtemps, mais ce n’est pas un conte de fée. Un homme a été exécuté après un jugement sommaire, rendu sous la pression de la rue. Parce qu’il remettait en cause l’ordre établi. Parce qu’il disait que ce n’est pas « la Loi » qui importe, mais l’esprit. Qu’il faut aller au-delà. Aimer, par dessus tout.

Cet homme avait pourtant une garde rapprochée d’une douzaine d’hommes qui lui faisaient confiance. Mais elle l’a « laissé tomber » au moment de l’arrestation.

Et, surprise ! à l’heure de l’exécution le condamné a pardonné à ses bourreaux et déclaré « mission accomplie ! ».

Or, une quarantaine d’heures plus tard, un mystérieux phénomène s’est produit. L’homme est sorti du tombeau dans lequel on l’avait déposé. Vivant !

On l’appelait Jésus. Il nommait Dieu « Père ».

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