Une communauté vivante : la paroisse Notre-Dame des Sources

Une paroisse, ce sont des hommes, des femmes, des enfants. Ce sont aussi des églises, des lieux de réunion, des bureaux. Au cours de cette année (scolaire) nous allons essayer d’en faire le tour, pour mieux connaître les services que nous pouvons en attendre, mais aussi peut-être, les contraintes, les nécessités, les obligations inhérentes. Et donc nos propres responsabilités.

La paroisse Notre-Dame des Sources au Pays Riomois est comparable à une PME. Une entreprise qui tourne grâce à quelque sept cents personnes ! Sur une superficie de 11 110 ha, et concernant près de 40 000 âmes !

Cette entreprise a donc besoin de locaux. Selon leur vocation, ils s’appellent église, presbytère, maison (de la paroisse) ou centre (paroissial).

Les églises construites avant la loi de 1905 sont devenues alors propriété des communes. Les édifices plus récents (la chapelle dite « des Bains », de Châtel-Guyon), sont propriété des paroisses qui en assument toutes les charges. Tous ces édifices sont évidemment consacrés (aux deux sens du terme) au culte mais les propriétés communales peuvent, sur décision du curé de la paroisse, être mises à disposition d’associations qui souhaitent y donner des représentations culturelles compatibles avec le caractère du lieu. Il faut bien admettre que leurs qualités acoustiques les prédisposent à l’activité chorale ou musicale.

Il est évident qu’une église sans dépendances serait un capharnaüm ! Où rangerait-on les vêtements sacerdotaux, les objets de culte momentanément inutilisés, les registres, les archives ? Si l’installation des bancs et des chaises permet la prière en commun, ou l’écoute d’un concert, elle se révèle peu pratique pour le débat, la confrontation d’idées, la prise de notes. Et puis, le clergé a besoin d’être logé et, comme tout un chacun, de disposer d’une chambre à coucher, d’une cuisine, d’une salle à manger, bref, d’un minimum de confort. C’est le presbytère qui le lui fournit. Celui-ci peut être propriété de la paroisse (Riom) ou de la commune (Châtel-Guyon…). Le prêtre ou le curé en est alors locataire.

Ce n’est pas tout. Notre entreprise a encore besoin de bureaux. Vous n’accueillez pas vos visiteurs dans votre chambre à coucher, mais au salon, ou dans une pièce adaptée. Recevoir les personnes qui souhaitent se marier, faire baptiser leur enfant, ou préparer des funérailles, nécessite des lieux spécifiques, assurant une certaine intimité, de la discrétion.

Et le catéchisme. La formation religieuse des enfants, celle des adultes en recherche, ne peuvent se faire au bistrot du coin. Il faut de la documentation, des ouvrages de référence. Des lieux de sérénité pour approfondir les Evangiles, la Bible.

Et encore… les différents mouvements d’Eglise, les services (préparation de la liturgie…), autant d’utilisateurs potentiels de locaux disséminés sur tout le territoire paroissial.

Tous ces locaux sont propriété ou de la paroisse, ou de la commune. Mais si, compte tenu de l’étendue territoriale de cette PME, il est impensable de centraliser toutes ces activités dans un seul bâtiment, les services dont la compétence s’étend sur l’ensemble du territoire ont leur place dans la Maison de la Paroisse (voir ci-contre).

M.P.

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