Edito :
ANNEE SANT LUC
Merci à la délégation de
notre paroisse à la rencontre du 3 décembre, premier dimanche de l’Avent, au
Centre Diocésain de Pastorale, autour de notre évêque, avec les 31 autres délégations
des paroisses, les communautés religieuses, les diacres
et
les Mouvements. Elle a bien rempli sa mission puisqu’elle nous a rendu
compte, au cours des célébrations du 2° dimanche de l’Avent, de ce qui a été
vécu,
et
nous a « lancés » dans l’aventure de la proposition de
la foi. Car
il s’agit bien de cela ! On nous a rappelé que l’an dernier nous
avons fait mémoire de tous ces missionnaires qui sont partis de chez nous
et
ont osé traverser les océans pour annoncer l’Evangile. Et la question
nous est posée : allons-nous oser traverser la rue pour
faire de même ? Oui, ce peut être difficile d’avoir l’audace de
partager sa foi, de se laisser interroger par l’évangile avec des frères qui
ne croient pas comme nous, de les rencontrer non pour les convaincre, les
enseigner, les « sermonner », mais partager cordialement
l’évangile !
Curé de
la paroisse Notre-Dame
des Sources, soucieux, au nom de ma mission, de la « communion »
entre paroissiens, je vous ai souvent dit la nécessité qui est la nôtre de
nous rencontrer, de nous connaître, come nous le souligne notre proj
et
pastoral. Il se peut donc que « traverser la rue » veuille aussi
dire pour nous aller à la rencontre de celles
et
ceux, membres comme moi de la communauté paroissiale, qui n’ont pas la même
sensibilité spirituelle que moi ! Et Luc peut nous y aider.
Luc, en eff
et
, s’adresse à des gens qui nous ressemblent : Certains sont portés sur
la prière
et
la lecture de l’Ecriture, sur l’adoration ou le chapel
et
, sur la méditation personnelle ou la prière communautaire,
et
d’autres sont davantage portés sur le travail social
et
la lutte contre les injustices, la solidarité
et
l’action humanitaire, les gestes concr
et
s
et
la présence en « plein monde ». Luc s’adresse à des gens qui
vivent dans une société où la foi ne va pas de soi.
La question qui se pose à nous, comme elle se posait aux chrétiens
de c
et
te fin du premier siècle dans le monde gréco-romain, est bien celle-ci :
Comment ces chrétiens, de pensée e de mentalité aussi différentes,
peuvent-ils vivre ensemble dans
la même Eglise
?
Pour inviter ses lecteurs à
partager la même foi en Jésus-Christ tout en respectant la différence de
leurs mentalités, Luc leur fait découvrir la complémentarité de leurs démarches :
Au lieu de se condamner mutuellement, ils ont à comprendre
et
apprécier chacun l’itinéraire de l’autre.
Alors, on y va ?
BONNE ANNEE SAINT LUC !
Marc
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