Pour « Sources-Info » Spécial
diaconat :
J O I E
Oui, c’est bien la joie
profonde qui nous anime au lendemain de l’ordination de Jacques
et
de Bernard ! Joie de la fraternité, de la confiance, de la simplicité ;
joie d’avoir partagé ce moment si fort de la célébration : sourires,
chants, témoignages, Parole de Dieu
et
Eucharistie.
Ainsi donc, notre paroisse
compte deux ministres ordonnés de plus ! Des ministres ordonnés si différents
des autres : mariés, pères
et
grand-pères, professionnels, engagés dans la cité… Remarquez que les
autres ministres sont aussi assez différents entre eux ! Il paraît que
« nous sommes riches de nos différences » !
Mais là n’est peut-être pas
la question ; car je pense qu’il y a une question : «
et
maintenant ? » Oui, en quoi notre paroisse est bousculée par c
et
te ordination ? Car si c’est pour continuer à vivre comme si de rien
n’était, à quoi bon ? Qu’est-ce qui nous réjouit profondément ?
Bien sûr, il y a grande joie
et
action de grâce de constater que des hommes
et
des femmes aujourd’hui encore répondent à l’appel de Dieu. Mais si chacun
de nous repart en se disant avoir vécu un beau moment d’émotion
et
que maintenant il va pouvoir reprendre le collier comme avant, je le répète :
à quoi bon ?
J’ose le dire
et
le redire : JOIE, joie de se laisser bousculer, interpeller, rem
et
tre en cause ; joie d’accueillir deux ministres ordonnés avec qui nous
allons pouvoir continuer à vivre la mission qui est la nôtre, nous ressourcer
dans l’appel du Seigneur à être toujours plus une Eglise servante, proche,
accueillante. Ils nous rappellent que nous vivons une Eglise où tous sont
acteurs dans la diversité des vocations. Ils nous rappellent que la foi doit être
branchée sur l’humain, que la foi se vit dans l’humain. Ils nous tirent du
côté de l’humain. Il y a une certaine urgence à vivre cela pour le monde
d’aujourd’hui.
Merci Bernard
et
Jacques : que votre joie nous incite les uns
et
les autres à vivre notre vocation. Je prie pour que d’autres, dans
notre Eglise diocésaine, deviennent diacres
et
prêtres. Pour l’Eglise, où que ce soit, que les baptisés vivent leur foi
dans le mariage, le célibat, ou une autre vocation spécifique (religieux,
religieuses, moines
et
moniales,…).
Soyons joyeux dans le Seigneur
comme dit St Paul (Phil 4, 4-7). Notre joie participe à celle de Dieu.
Qu’elle soit communicative
et
rayonnante : nous sommes les sourciers de la joie des autres. Ayons
confiance : nous vivons de don
et
pas de dû. C’est ainsi que nous nous éduquons à l’art de la joie
et
qu’ainsi elle peut s’épanouir dans la paix.
Marc
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