Nos délégués témoignent

            Odile

Que dire ? Il y aurait tant et tant de choses à reprendre, à méditer, à discuter, à mettre en œuvre. Heureusement, nous sommes plusieurs à avoir été envoyé à ce congrès de la responsabilité catéchétique dont le thème était : « ensemble servir la Parole de Dieu ».  Aussi chacun va reprendre un aspect qui l’a plus particulièrement marqué.

 

Je voudrais revenir sur deux points qui me semblent fondamentaux : l’enracinement dans la Parole de Dieu et la catéchèse mystagogique.

 

Le Frère Enzo Bianchi, prieur du monastère de Bose en Italie, était présent au congrès et nous a aidé à mieux comprendre que « l’Eglise trouve sa mission dans le service de la Parole de Dieu », car notons-le bien : l’évangélisation ne peut être authentique que si elle prend sa source dans la prière « seul celui qui est évangélisé peut évangéliser, seul celui qui a écouté la parole de Dieu peut la diffuser »

            Ecoutons-le : « Tout commence toujours avec Dieu qui se communique lui-même et ouvre la relation. En s’adressant aux hommes, Dieu ne nous révèle pas quelque chose, Il se révèle lui-même. Dieu est un Dieu qui parle et qui en parlant invite l’homme à l’écouter et à entrer en relation avec lui. La Parole qui nous est adressée n’a pas pour but de nous fournir des informations. Elle est communication de personne à personne. Sa Parole manifeste sa puissance dans le domaine de la création et de l’histoire. Sa parole est créatrice et instaure une histoire. L’homme entre en communication avec Dieu moyennant l’écoute : ‘Ecoute Israël’…

 La bible, sacrement qui contient la Parole de Dieu. L’écriture est le Corps du Christ, l’Evangile est, comme dit Ignace d’Antioche « la chair du Christ ». Les écritures sont pour nous vraie nourriture de vie, comme le Christ se fait pain de vie dans l’Eucharistie. Il nous est bon d’avoir la rencontre avec le Livre, car la rencontre avec le Livre est rencontre avec le Seigneur, elle est voie privilégiée pour connaître Dieu. Parole qui dit tout, qui communique tout aux hommes ; tout ce que nous pouvons connaître de Dieu est en Jésus-Christ : « nul ne va au Père sans passer par moi ».

La mission de l’Eglise est de se faire écho de cette parole, qui lui est adressée. De cette Parole, l’Eglise est disciple et servante. Et le service de la Parole passe par le labeur quotidien de l’écoute toujours renouvelée et persévérante dans le temps. C’est ainsi que chaque croyant est appelé à devenir un serviteur de la Parole : cela se réalise dans la lectio divina : écoute de la  Parole et contemplation d’une présence vivante. Accessible à tous, elle est à la base de la foi et de la vie ecclésiale.

Il faut annoncer la Parole de Dieu pour qu’elle engendre le croyant en la foi en un Dieu trinité….L’Eglise est maintenant Corps du Christ, elle est communion de ceux qui écoutent la Parole de Dieu, elle devient sacrement de la présence de Dieu. Elle devient elle-même évangile dans la chair des chrétiens. Elle devient mémoire vivante de la Parole de Dieu. Chacun est appelé à être chair de la Parole de Dieu… »

Il faut annoncer la parole de dieu pour qu’elle engendre le croyant en la foi en un Dieu trinité. l’Eglise est maintenant corps du Christ, elles est communion de ceux qui écoutent la Parole de Dieu , elle devient sacrement de la présence de Dieu , elle devient elle même évangile dans la chair des chrétiens ; elle devient mémoire vivante de la parole de Dieu , chacun est appelé à être chair de la parole de Dieu

 

Et parler de catéchèse mystagogique : qu’est-ce à dire ? Mot qui commence comme mystère et qui finit comme pédagogie. Il désigne la démarche qui cherche à conduire progressivement dans le mystère. Et le mystagologue a cette magnifique mission de conduire celui qu’il accompagne au cœur du mystère qui n’a jamais fini de se révéler, car le mystère du don de Dieu est si grand qu’une vie ne suffirait pas pour le comprendre. !

Les mystères se comprennent mieux quand on les a célébrés .les gestes, les mots, les objets de la prière liturgique délivrent peu à peu leur sens .Il suffit de les ruminer lentement , longuement .Revenir sur ce que la liturgie nous fait vivre , en découvrant toute sa signification .Et si pour parler de cette expérience , on écoutait le témoignage d’une participante « Véritable expérience qui m’a bouleversé ! ce jour là , j’ai compris de la catéchèse mystagogique : non pas un discours déclamé depuis une estrade mais une parole qui m’était adressée à moi ( puisqu’il me tutoyait ) ; par ses paroles , Dieu lui même m’avait touchée , cueillie à ma place et élevée vers Lui’ »  Quelle expérience quelle émotion !alors j’ai décidé d’en savoir plus pour approcher ce mystère du don de Dieu et le donner à gouter aux catéchumènes mais je sais :ma vie ne sera pas assez longue pour le comprendre

 

Oui, trois jours lourds de toutes les découvertes, lourds du poids de toute cette remise en cause, lourds de cette enthousiasme, de ce dynamisme qui nous porté, lourds d‘une nécessaire conversion pour que la catéchèse ne se réduise pas au caté mais qu’elle soit la dynamique missionnaire de toute notre paroisse, qu’elle soit avenir plein d’espérance, habité de l’Esprit déjà à l’œuvre au cœur de tout homme.

 

          Marc Lantuéjoul :

 

Mon propos n’est pas de résumer les différentes conférences ou forums auxquels j’ai participé durant le congrès d’Ecclésia, mais de livrer ici mon ressenti par rapport à ce qui fut pour moi un pèlerinage, une démarche spirituelle, un partage avec 6999 personnes !

Ces trois jours m’ont permis de tisser des liens avec les autres membres délégués de notre paroisse avec lesquels j’ai cheminé durant ce congrès, de vivre intensément des célébrations, des temps de réflexions et de prières, d’écouter des témoignages vécus au sein d’autres diocèses, d’échanger sur mes engagements pris dans la paroisse … et d’assister à une veillée scénique.

 

Je retiendrais :

-         La catéchèse est l’affaire de tous. Marie nous a donné l’exemple.  N’a-t-elle pas été la catéchiste de Bernadette ? Marie sera le guide de Bernadette dans son initiation aux mystères de la foi. Ceux qui accomplissent une mission de catéchèse ont à faire découvrir ce que les enfants, les jeunes ou les adultes qui leur font confiance ne connaissent pas encore.

 

-         L’importance de la paroisse, pour soutenir, former, communiquer et où chacun doit se sentir accueilli, écouté, reconnu sans être jugé.

 

-         La nécessité de s’imprégner de la parole de Dieu et d’en devenir serviteur. Il faut s’enraciner dans la Parole pour donner une annonce efficace, pour pénétrer le cœur des hommes. Ce que l’on annonce doit être ce que nous vivons.

 

-         L’accueil est au centre de la mission de l’Eglise. Il n’y a pas ceux qui sont fils de Dieu et …ceux qui ne savent pas, ceux qui sont à l’extérieur… Nous sommes tous des chercheurs de Dieu.

 

 

Nous pouvons devenir une référence pour ceux et celles qui nous sont confiés. Nous pouvons devenir des aînés dans la Foi, être des accompagnateurs.

 

« La mission est difficile. Mais, nous ne sommes pas seuls ; il faut avoir foi en l’action de l’Esprit-Saint qui fait toutes choses nouvelles. Il faut aussi échanger, partager entre paroisses, services et mouvements». Ceci étant la conclusion de Monseigneur Christophe Dufour, évêque de Limoges.

 

« Dieu qui est invisible s’adresse aux hommes comme à des amis et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion ».

 

Thérèse                   comment accueillir celui qui vient vers nous ?poussé par des événements, sans que nous l’ayons choisi,

 

Ecclésia 2007 m’a permis d’approfondir la notion d’accueil, et m’a confortée dans ce que je vis auprès des jeunes et des adultes dans ma mission à Ste Marie.

Pour ce qui est  d’ouvrir la porte à celui qui vient, F MOOG, directeur à L’Institut catholique de Paris, » nous dit de faire attention ! Apprendre à l’accueillir là où il en est, et pas là où nous voudrions qu’il soit ! Il faut éviter de se dire, je suis dans l’Eglise, et lui en dehors. Nous ne devons pas être guidés par un souci d’efficacité, mais par le don de la gratuité qui prend appui sur notre foi. »

 Il est important de se faire connaître dans un lieu visible et accueillant, ce qui n’est pas le cas de tous les lieux d’églises, hélas ! Il faut être là sur le seuil, comme une lampe sur la route. Laisser entrer l’autre et le recevoir dans toute son humanité, dans sa diversité. Cela demande de prendre du temps, pour qu’il soit reconnu dans ce qu’il est, nous le visitons comme dans le rencontre entre Marie et Elisabeth.

M Girona, directeur diocésain de l’enseignement catholique de Pontoise, lors d’un carrefour d’échanges, nous a dit « que nous étions là pour mettre les personnes sur les chemins de la rencontre avec Jésus, et dans chaque accueil, il est important de se poser la question : comment se laisser surprendre par celui qui entre ? ».

Ces paroles résonnent en moi, car souvent on aimerait tout prévoir, devancer la demande de celui qui vient vers nous, parfois nous avons des a-prioris, entendus dans les couloirs de l’établissement qui pourraient fausser l’échange alors que l’imprévu, le laisser faire est beaucoup plus riche et libre ! Laisser place à l’Esprit Saint qui saura nous guider et nous aider à prononcer les paroles qui nous ajusterons à l’autre. Notre rôle d’accueillant est un travail de passeur : mettre les personnes debout, et s’effacer lorsqu’elles peuvent tenir seules. Mais tout cela se cultive par des formations, par un accompagnement pour soi-même,  car pour donner, il faut avoir reçu et se nourrir.

            Et je dirais qu’à Lourdes, le groupe de Riom s’est mutuellement accueilli, car nous nous ne connaissions pas tous, et la diversité des membres a été une richesse !

 

 En conclusion, je citerai cette phrase d’Enzo Bianchi : « l’autre véritable n’est pas celui que nous choisissons d’inviter, mais celui qui vient à nous, sans que nous l’ayons choisi ; L’hospitalité est carrefour des chemins ; comme Abraham qui en accueillant des inconnus a offert l’hospitalité à Dieu lui-même sans le savoir ! »

 

Laure                             Plantons le décor !

 

Le Congrès Ecclésia 2007 a commencé pour les 6 délégués originaires de notre paroisse avec les autres 107 délégués du diocèse, le jeudi 25 Octobre.

Nous avions tous rendez-vous à 12h30 au centre diocésain de Pastorale à Clermont-Ferrand. Mais le départ a été un peu… retardé, nous ne sommes partis qu’à 15h. En effet, l’autocariste avait programmé notre départ pour le lendemain. Quelle frayeur pour les organisateurs mais après une heure au téléphone, deux cars nous ont été envoyés…. Juste avec un peu de retard !  L’attente nous a permis à commencer de nous connaître et mettre des noms sur certains visages. Merci à Bernard Ladet qui nous a accompagnés dans cette attente.

Le programme a été un peu bousculé et après 8 heures de voyage le paysage des Pyrénées aurait dû s’offrir à nous, mais il faisait nuit et il pleuvait. Malgré les arrêts obligatoires sur les arrêts d’autoroute, la répartition dans les deux cars ne facilita pas les nouvelles connaissances. Monseigneur Hippolyte Simon fera un bout du voyage dans chaque car afin de nous faire prier et éviter un arrêt prévu en fin de soirée mais annulé à cause du retard.

C’est aux environs de 23 h que nous arrivons à notre hôtel. Quelle chance nous sommes logés dans un trois étoiles et tous dans le même hôtel (ceux qui connaissent l’hôtellerie de Lourdes nous font découvrir la chance que nous avons).

Après une courte nuit, bien attendue, un bon petit déjeuner (accueil professionnel de notre hôtelier), direction la basilique Pie X. Les rues de Lourdes ressemblaient à une fourmilière. Tout le monde sortait de son hôtel et se dirigeait au même endroit. Faire attention de ne pas perdre son groupe, découvrir Lourdes et ses rues marchandes, se souvenir du trajet pour le retour, se repérer dans le sanctuaire…. Voilà ma tête déjà bien remplie et ce ne fut que le début.

A 10h15 (seulement 15 min de retard, et 7000 participants installés assis sur leur sac à dos siège, tout le monde ayant reçu son sac congrès) c’est l’ouverture du Congrès.

C’est alors une succession d’enseignements, de témoignages sur écrans géants installés dans la basilique, que s’est-il passé dans chaque espace :

·         La basilique Saint-Pie X : s’y sont déroulés les assemblées plénières avec l’ouverture et la clôture du congrès, les interventions, des forums, la lectio divina le samedi matin, l’eucharistie du dimanche suivi du temps de catéchèse mystagogique.

·        L’église Sainte Bernadette : la veillée scénique du samedi soir ; la messe du samedi matin ainsi que le départ de la liturgie processionnelle le même après-midi.

·        Les villages Ecclésia dans la basilique Saint Pie X avec une quarantaine de stands, une exposition… et dans l’espace des pavillons avec l’accueil, une autre quarantaine de stands, un espace de convivialité et de rencontres, des débats et les boutiques de presse.

·        Les salles de forum : à l’accueil de jean Paul II dans l’espace Forum à la cité Saint Pierre (après 20 minutes de marche et nous sommes dans les Pyrénées donc de la montée et tout cela en 10 minutes car plus de temps entre les forums ) , dans différents espaces , l’hémicycle de Sainte Bernadette ..une 20 de salles accueilleront les forums du vendredi au dimanche ainsi que les temps en diocèse

Sans oublier plusieurs visites à la grotte, découverte du nouveau chemin de croix en construction , les baignoires , le rituel des cierges et leur stockage ..et petit tour vers les boutiques où nous passions juste 4 fois par jour pour aller et revenir de notre hôtel

Un temps magnifique nous a accompagnés durant ces 3 jours et nous avons pu ainsi découvrir tout le sanctuaire dans nos rares moments de temps personnel et surtout nos déplacements d’un site à l’autre .

C’est à l’invitation des évêques de France ,que s’est tenu ce congres , un grand moment de catéchèse en France, à l’adresse de tous ceux qui qui se préoccupent de la transmission de la foi de l’Eglise ; nous avons été invités à échanger et confronter nos expériences :Ecclésia c’est un acte de foi , une démarche spirituelle :a rappelé Monseigneur Dufour évêque de Limoges et président de la Conférence épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat ; j’espère que ce sera une Pentecôte qui nous permettra d’aller boire à la source de Dieu

Pour moi après quelques mois de recul, Ecclésia a vraiment été un moment important dans ma vie personnelle et cette force de tout une église en marche me permet d‘avancer dans ma nouvelle mission auprès de l’aumônerie

Merci à toute notre communauté de m’avoir fait ce cadeau d’aller à Lourdes pour recharger les batteries et faire des rencontres inoubliables.

 

 Claude                        dans une Eglise vivante et dans le monde, notre responsabilité d’ainé dans la foi

 

Ecclesia 2007 ? Des enseignements, des rencontres, des partages d’expériences, des temps de prière et de célébrations : ce fut un événement d’Eglise très fort, très dense, très porteur et un envoi dans le monde…

Au retour de ce congrès, de ce pèlerinage, j’étais partagée entre deux sentiments :

émerveillement devant la richesse de ce qui avait été proposé, devant tous les possibles en comprenant heureusement que tout n’est pas à créer, qu’il faut savoir utiliser ce qui existe déjà et sensation de vertige face à l’œuvre à accomplir et le changement de mentalité que cela suppose.

 

Je retiendrai un mot : « Ecoute » et une notion : « notre posture d’aîné dans la foi »,  les deux étant étroitement liés.

L’écoute est d’abord celle de la Parole de Dieu. Nous sommes invités à redevenir contemplatifs, à nous initier, à nous mettre à la « Lectio Divina », cette lecture priante de l’Ecriture. Nous deviendrons alors « un chrétien vrai, mûr, adulte » selon l’expression de Benoît XVI .Ainsi nous pourrons participer pleinement à la mission de l’Eglise qui est de se faire l’écho de cette Parole.

L’écoute c’est aussi l’accueil de l’autre car l’évangélisation, la catéchèse s’accompagne d’une grande attention à l’humain.

Ici intervient notre rôle «  d’aîné dans la foi ».

Cela se  vit dans la fraternité et «  se dit de deux manières » nous explique la

théologienne, sœur Véronique Margron.

 D’une part nous sommes en « asymétrie » dans la mesure où nous sommes « aînés ». Cela induit des responsabilités. Nous devons avoir des compétences, des connaissances, des expériences à travers l’oraison, la Lectio Divina, la pratique de la charité, de la justice…Notre discours doit être en cohérence avec notre manière de vivre . Il faut répondre d’une certaine fiabilité de nous-mêmes en ayant pour maître le Christ qui « dit ce qu’il pense et fait ce qu’il dit », nous rappelle le père jésuite Christoph  Théobald.

D’autre part il faut avoir conscience d’une réciprocité face à l’autre. L’on reconnaît qu’en lui sont enfouies des forces de vie, des possibles inouïs, qu’ « il est déjà mystérieusement en Dieu ». « Reconnaissez l’œuvre de l’Esprit dans le coeur des croyants » nous dit Saint Jean. Cela nous invite à l’humilité et bien sûr au respect, à l’estime, à l’accueil de tout ce qu’il peut nous apporter.

Dans cette reconnaissance, explique François Moog (directeur de l’Institut supérieur de pastorale catéchétique), il est question de visitation. C’est par la reconnaissance d’Elisabeth que Marie peut chanter son Magnificat. 

« Nous devons laisser celui qui frappe à la porte chanter lui-même son Magnificat tandis que nous sommes des Elisabeth stériles qui enfantons par la grâce de Dieu ».

 

Au seuil de cette année 2008, offrons-nous au souffle de l’Esprit Saint ! Qu’il nous aide à tenir pleinement « notre posture d’aîné dans la foi » et à savoir discerner ceux qui ont été ou sont pour nous ces mêmes aînés dans la foi.

Claude Despierres

 

Cathy       Dieu aime les hommes de ce monde

                             Dieu a pris corps dans notre monde

                                                      Dieu parle aux hommes comme à des amis

Mgr Carru, sous-secrétaire de la congrégation pour le clergé, venu spécialement de Rome pour Ecclésia 2007, nous fait part de son expérience, en posant cette question :

 « La métropole historique est un lieu d’unité, n’est-elle pas aussi un lieu de salut ?  »

Les villes ont leur vie propre, leur existence autonome, mystérieuse et profonde. L’évêque italien souligne la nécessité pour la pastorale des villes, de  s’ouvrir aux problèmes de la fragmentation et de l’anonymat de la société  et de s’adresser  tant aux croyants qu’aux incroyants.

Chrétiens et non Chrétiens cohabitent. Le nombre de non chrétiens ou d’appartenance à d’autres religions augmente. L’activité pastorale doit communiquer avec l’activité missionnaire. Il faut que les Laïcs contribuent à l’évangélisation par la communication, le dialogue amical et les entretiens fraternels.

Il parle de nouvelle évangélisation. Les Laïcs sont invités à y participer avec charité, patience, miséricorde, pour que chacun se sente accueilli dans sa dignité.

La nouveauté de cette évangélisation ne doit pas être la recherche dans de nouvelles techniques d’annonce mais dans l’enthousiasme, la confiance qui nous habite. L’évangélisation est une bataille entre l’engagement et le repli sur soi. L’apostolat du dialogue, de l’encouragement et de l’exemple est précieux. Retrouvons l’esprit contemplatif et devenons disponibles à la parole de Dieu. La force de la parole n’est pas moindre aujourd’hui qu’au début du christianisme. Dans la société de consommation, il est possible de construire des communautés chrétiennes confiantes dans le règne de Dieu.

            Pour cela, il  suggère que la paroisse devienne centre de vie évangélique, qu’elle se fortifie dans la formation, la lecture et  la méditation de la bible, qu’elle étudie les différentes façons de dialoguer avec les croyants et les non croyants.

La paroisse doit former un réseau de relations indépendantes des considérations sociales et riche de la diversité où chacun peut trouver sa place.

La paroisse doit déployer un style paroissial communicatif et éducatif qui rejoint les lieux de vie. Un style à relier avec le style de communication de la société contemporaine.

Un style éducatif car la présence paroissiale ne peut compter sans l’éducation des jeunes.

Adoptons un style de rayonnement et d’accueil. Un style d’attention et d’écoute aux personnes. Il est important de montrer que chacun est accueilli (pauvres, personnes âgées, exclues….). Seule l’amabilité permettra la rencontre.

Saint Jean Bosco disait : « L’éducation est une chose du cœur et Dieu seul en est le patron ».

C’est notre pertinence à proposer dans la conversion du cœur et une structure adaptée, qui feront la différence, en n’oubliant jamais, que l’Esprit Saint nous précède dans chacun de nos frères.

 

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