Conseil Paroissial de la Solidarité :
brèves de réunion …
Si l’exercice de la charité, c'est-à-dire « …pratiquer l’amour envers les veuves et les orphelins, envers les prisonniers, les malades et toutes les personnes qui, de quelque manière sont dans le besoin appartient à l’essence même de l’Eglise au même titre que le service des Sacrements et l’annonce de l’Evangile » comme nous le rappelle Benoît XVI dans son encyclique « Deus Caritas Est », les chrétiens n’en ont pas l’exclusivité. Et nous savons tous combien, face à des catastrophes d’envergure ou pour des causes de premier ordre comme la recherche médicale, les hommes de toutes conditions et de toute religion savent se montrer généreux.
Par ailleurs un grand nombre d’associations caritatives humanitaires non confessionnelles s’efforcent quotidiennement de venir en aide aux plus démunis. Remarquons au passage qu’un certain nombre d’entre elles ont été fondées par des chrétiens, voire par des prêtres mais qu’ils ont tenu à leur garder un caractère non confessionnel. Ainsi et pour exemple nous pouvons citer l’association Raoul Follereau, Emmaüs, ATD Quart Monde, l’association St Dismas.
Des chrétiens de notre paroisse sont engagés dans de telles associations.
Cependant, beaucoup d’incompréhension entre ces organismes caritatifs non confessionnels et la Paroisse ont conduit le Conseil Paroissial de la Solidarité à inviter des représentants de deux d’entre eux : ATD Quart Monde et Raoul Follereau à sa réunion du 25 juin dernier pour faire connaissance et voir de quelle manière il serait possible de collaborer.
Mme FERRAND, engagée dans
l’Association ATD Quart Monde, a répondu favorablement à cet appel et a
accepté de nous
Rappelons pour mémoire qu’elle fut créée en 1957 par le Père Joseph WRESINSKI dans la boue et la misère d’un bidonville. Elle est aujourd’hui présente et agit dans tout ce qui touche le domaine des Droits de l’Homme dans 29 pays sur les 5 continents. Ce mouvement, que son fondateur a voulu non confessionnel, refuse d’accepter comme une fatalité la misère et l’exclusion et invite à un projet de société où chaque être humain sera reconnu dans sa dignité et dans ses droits fondamentaux. Pour ce faire, les plus pauvres sont partie prenante du mouvement et représentés dans les instances dirigeantes pour être écoutés lorsqu’il y a des décisions à prendre.(En France par exemple, ATD est présent au Conseil Economique et Social). Faire bouger la société, l’interpeller demande un investissement politique et individuel.
ATD est à l’origine de la création de la journée mondiale du refus de la misère reconnue en 1987 par l’ONU. A l’occasion de cette journée annuelle parait le journal « RESISTANCES » désormais coédité par ATD Quart Monde, le Secours Catholique et Amnesty International. Il est largement diffusé dans notre paroisse et mis à disposition dans nos églises et autres lieux d’accueil. Sa lecture est déjà pour les paroissiens une manière de participer.
En octobre prochain sera célébré le 20ème anniversaire de la journée mondiale du refus de la misère et à cette occasion une déclaration de solidarité intitulée « refuser la misère, un chemin vers la paix » est proposée à la signature de ceux qui le désirent. Elle est également à disposition des paroissiens dans les lieux cités précédemment ou sur internet www.oct17.org
Mais quelle autre collaboration envisager avec ATD et toutes les associations non confessionnelles qui touchent à la solidarité ? Car les chrétiens sont sans cesse sollicités.
En effet, dans l’Eglise plusieurs mouvements et services oeuvrent dans ce domaine avec des approches très diverses. Dans le même temps et dans la société civile, il existe ce même type de démarches très variées, avec des militants. Il y a aussi des mouvements syndicaux, politiques, qui ont des projets de société. Il nous a semblé qu’il fallait être clair et ne pas mélanger les deux. « Il ne faut pas re- cléricaliser ce qui ne l’est plus, ne pas les faire entrer dans l’Eglise. Que les chrétiens aillent vers eux et non l’inverse ».
Après réflexion le Conseil Paroissial de Solidarité propose donc :
Ø
de choisir d’attirer l’attention des paroissiens sur des collectifs
de mouvements car on ne peut pas répondre systématiquement à
toutes les sollicitations ;
Ø une fois ce choix fait de relayer ces actions de collectifs en informant la communauté par un encart dans la lettre paroissiale.
Concrètement il est d’accord pour relayer deux évènements : la journée mondiale du refus de la misère le 17 octobre (ATD, Amnesty International, Secours Catholique) et la semaine nationale de la solidarité internationale du 17 au 25 novembre à laquelle participeront activement toutes les associations civiles riomoises touchant à la solidarité.
Ainsi nous ne restons pas fermés sur nos mouvements d’Eglise et nous
invitons les paroissiens à aller au-delà de ce qu’ils connaissent, de leurs
habitudes, de leur a priori et à oser la rencontre.
Camille Boulin
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