Lettre annuelle n° 14 des
SERVANTS D'AUTEL
de Notre Dame des Sources du relais de Riom
Les servants vous proposent la méditation de l'homélie de Mgr de GERMINY Évêque de BLOIS, accompagnateur des Servants d'Autel de France, ainsi que le message de Jean Paul II pour le rassemblement national du 3 au 8 juillet 2003 à LOURDES.
"L'Église vit de l'Eucharistie". Cette vérité prend une force singulière quand la messe dominicale est célébrée à Lourdes par " un peuple de toutes les nations" auquel s'associent des milliers de personnes grâce à la télévision.
Merci Seigneur de fortifier notre foi par les progrès de la technique mise au service de la vie, pour que la Parole soit connue, aimée, porteuse de sens et "force de communion".
"Nos yeux levés vers toi Seigneur, espèrent ta pitié". Ce psaume 122 que nous avons chanté exprime à merveille ce que nous portons au plus intime de nous-même. "Nous voulons voir Jésus". Nous désirons entrer dans la sainteté de Dieu, vivre au diapason de l'Esprit Saint.... mais, que de contradictions portons-nous en nous-même ! "Nous avons un coeur partagé". Face à la fidélité de Dieu, nous sommes "les hommes d'un moment" ! Ce constat ne peut se faire que dans la rencontre avec la miséricorde d'un Père plein de tendresse et de compassion sinon nous serions tentés par le désespoir. Saint Paul l'avait bien compris lorsqu'il affirmait "lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort, que la puissance du Christ habite en moi" (2 Cor. 12, 10).
A Lourdes, nous sommes à l'école des Béatitudes, ces paroles de Jésus qui proclament heureux, "Bienheureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux" (Mt. 5, 3). Nos maîtres sont Marie, Bernadette, Jésus lui-même.
De Marie, "la belle dame", retenons ces paroles ! "Le Seigneur s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse" (Lc 1, 48).
Pour affronter les sages et les savants et faire de Lourdes une terre de rencontre, de prière, d'espérance et d'amour, Dieu s'est plu à choisir une moins que rien "Bernadette, tu fais courir tout le monde..." disait le commissaire Jacomet au moment des apparitions. En 2003, cela continue.
Quelle similitude entre Bernadette et Jésus, tel qu'il est décrit dans l'évangile de ce jour : Jésus est à Nazareth. On s'étonne des propos d'un simple charpentier : "quelle est cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains" (Mc 6, 2) demande-t-on ? Jésus ne discute pas, il est là pour accomplir la volonté de son Père, mais il ajoute "Un prophète - c'est-à-dire celui qui parle au nom de Dieu - n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison" (Mc 6, 3). Pouvait-il en être autrement ? Jésus, pour réaliser sa mission devait être d'abord serviteur ; connaître la souffrance, la croix et la mort avant de connaître la gloire de la Résurrection, Frères et soeurs, " allez au coeur de la foi" pour accueillir et transmettre à vos communautés et à tous les hommes que Dieu aime ces paroles de Jésus : "Voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin des temps" (Mt. 28, 20).
La foi, l'espérance et la charité sont comme l'eau qui cherche son chemin dans le secret de la terre et qui, tout d'un coup jaillit en source vive.
Bernadette a dû fouiller dans la boue avant que l'eau coule pure et claire...
Servants et servantes d'autel réunis pour la première fois à Lourdes, vous avez l'âge de Bernadette. C'est à votre génération qu'est confiée une part de la nouvelle évangélisation. Vivez en acte et en vérité le chant de notre pèlerinage : "Jésus vivant ta jeune Église vient en chantant auprès de toi. Dans son désir de te servir : entends sa joie ! Alléluia !"
Avant de vous rejoindre à Lourdes, le Saint Père a tenu à vous envoyer un message que m'a fait parvenir un de ses collaborateurs Mgr Sandri :
"A l'occasion du rassemblement à Lourdes des servants d'Autel, le Saint Père m'a chargé de vous faire savoir qu'il s'unit de tout coeur à la démarche des deux mille jeunes pèlerins.
Le Pape rend grâce pour le beau service que les servants d'Autel accomplissent dans l'Église et qui leur permet d'être proches du grand mystère de l'Eucharistie, étroitement unis à la prière liturgique du Peuple de Dieu. Il les invite à vivre intensément du trésor spirituel qu'est l'Eucharistie, en laquelle "nous avons Jésus, nous avons son sacrifice rédempteur, nous avons l'adoration, l'obéissance et l'amour envers le Père" (Encyclique Ecclesia de Eucharistia, n.60). En approfondissant, avec l'aide des prêtres, des diacres et du SIJEL, le sens de la liturgie, et en faisant de l'Évangile leur lecture quotidienne, ils découvriront comment le Christ leur parle et les appelle à Lui pour faire de leur vie quelque chose de grand et de beau. Qu'ils se laissent guider par l'Esprit Saint, afin de discerner leur vocation et leur mission dans l'Eglise et d'être chaque jour des témoins joyeux et actifs du salut et des annonciateurs de l'espérance !
Confiant à Notre-Dame de Lourdes les intentions des jeunes et de leurs familles, le Saint Père leur envoie de tout coeur, ainsi qu'à tous les accompagnateurs du SIJEL, la Bénédiction apostolique".
Amen
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L'année 2003 a été riche en événements pour les servants d'autel du relais de Riom. Après la Fête des Rois, ce fut les vacances de février, ce fut la préparation des célébrations de Pâques avec les répétitions, en particulier du Jeudi saint avec le lavement des pieds comme Jésus l'avait fait à ses apôtres et la procession au reposoir. La célébration du Vendredi saint est plus dépouillée. Elle nous rappelle la mort de Jésus sur la Croix. Enfin, le Samedi saint en veillée, la bénédiction du feu, le baptême du 5 jeunes de 9 à 12 ans. Michel était content car nous avons été attentifs aux répétitions.
Michel, le 17 mai, tu as été surpris lorsque le Père Denaës a lu la lettre du Père Simon qui te décernait la médaille du Mérite diocésain pour 40 années de service à l'église du Marthuret. Tu te fâches mais nous aimons bien.
Le 15 juin, ce fût la Fête de St Amable avec la procession du Marthuret à St Amable avec la messe. Il ne faut pas oublier que St Amable a été le premier missionnaire envoyé à Riom pour évangéliser cette belle plaine de Limagne en l'an 390 et mort à Riom en l'an 475.
Le 28 juin, une autre joie, Michel, puisque ce jour étaient ordonnés, prêtre Frère Ignace (Nicolas Jalenques), diacre Frère Elie (Édouard Delafon). Et tu as été heureux, le lundi 30 juin quand ils sont venus célébrer à N.D. du Marthuret. D'ailleurs, frère Édouard le signalait dans son homélie.
Ce sont les vacances, à chacun d'en profiter. Pour certains, ce sera les camps de scouts, pour d'autres les colonies ou les grands-parents. Le temps passe et voici déjà la rentrée.
Début septembre, nous recevons une circulaire avec le calendrier des réunions pour l'année 2003-2004. Ouf ! Michel est encore au poste. Quel soulagement ! Il nous avait dit qu'il arrêtait... Première rencontre le 17 septembre. Michel a le sourire. Il accueille six nouveaux. Il nous donne de nouvelles consignes : être à l'heure, bien se tenir, rester calme. Et ce fut la photo du groupe. Il nous a présenté Matthieu qui nous guidera également quand Michel sera absent. Et bonne route pour 2003-2004.
Un groupe de servants.
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Un ancien témoigne... J'étais enfant de choeur à l'arrivée de Michel. Le Père Lapeyrère nous l'a présenté. Je le connaissais déjà. C'était au mois de mai 1963.
Michel, je suis très heureux pour toi que l'on ait reconnu tout le travail que tu as fait à N. D. du Marthuret. Car rappelle-toi. Il y avait à Riom deux paroisses bien séparées par le rue du Commerce et la rue de l'Horloge. Il n'était pas question de servir la messe à St-Amable et vice-versa. Il a fallu attendre 1968-1969 pour que cela change grâce au Père Brochard et en 1970 au départ du Père Lapeyre qui trouvait qu'il avait trop de prêtres à Riom. Le premier septembre 1970, le Père Fournet devenait curé des deux églises de Riom. Combien de temps as-tu passé à nous apprendre à nous servir de l'encensoir ou bien à porter les cierges, à marcher lentement, à nous apprendre tous les gestes qu'un enfant de choeur devait connaître. Tout cela en plus de ton travail à la quincaillerie Servouse où chaque année, début décembre, tu installais le petit train dans la vitrine que nous regardions à la sortie de l'école. Cela pendant 13 ans. Ensuite, tu es rentré à Riom-Laboratoires où tu as fini ta carrière en 1997. Te rappelles-tu des sorties, chaque année, avec le Père Lapeyrère, les dames catéchistes, les dames de la sacristie, les soeurs des différentes communautés et, nous, les enfants de choeur. Ce fut Orcival, Le Puy, l'Hermitage, La Louvesc, Besse etc... Tu as bien suivi ton ancien maître, le Frère Félix, qui durant 60 ans a assuré la formation des enfants de choeur de St-Amable et une brèche pour la fête de St-Amable et la Fête-Dieu. Nous étions tous mobilisés, St-Amable et Marthuret confondus, pour ces grandes fêtes car durant les quinze jours qui précédaient, nous avions des répétitions au cours des récréations du matin et du soir. Nous étions une centaine environ avec nos soutanes, violettes pour les grands, rouges ou blanches pour les autres. Mais le travail a payé car aujourd'hui certains sont devenus prêtres : Paul Loubaresse, Michel Bonnemaison, Bernard Roux, Jean-Jacques Veychard... Encore aujourd'hui, Michel, le travail est récompensé puisque Patrick Tallon, Bruno Felgeyrolles, Nicolas Jalenques, Edouard Delafon viennent de répondre : " Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." Merci, Michel, pour tous.
Bernard du Corail
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